Les briqueteries

Briqueteries et tuileries :

 

Cette cheminée située sur le territoire de Belloy-en-France a longtemps fait partie de notre paysage. Au pied de la colline de Saint-Martin-du-Tertre, elle était le dernier signe de l’implantation de tout un monde industrieux tirant sa matière première de la terre, dans notre région ; avec sa destruction en 1998 et la fermeture de la briqueterie ROCA, c’est tout le milieu des briquetiers dans notre département qui disparaissait, une histoire de plus d’un siècle. Pour prévenir son effacement total de nos mémoires, Daniel Baduel cherche à le faire revivre dans Briqueteries et tuileries disparues du Val-d’Oise.
Pour ce faire, il est remonté à l’origine de l’utilisation de la terre comme matériau de construction, pour se fixer au XIXe-XXe siècle. Il a décrit ensuite les différents procédés de fabrication et leur amélioration dans le temps.
Voulant bien rendre l’importance de cette ” industrie ” pour notre région, méthodiquement, il a consulté les archives départementales ayant trait aux demandes de création de briqueteries ou de tuileries et en a extrait les principaux renseignements pour chaque ville, de la plus ancienne installation à la plus récente, le nom de l’industriel, la date de création, la production, le lieu-dit.
Ainsi à travers le Val-d’Oise, il nous fait cheminer à la rencontre d’environ 70 villages ou villes qui ont abrité sur leur territoire au moins un établissement, parfois ce fut une véritable ” zone industrielle ” avant la lettre (comme à Domont où le territoire de la commune est envahi par les briquetiers), générant de véritables dynasties.
Il a repéré aussi les problèmes que souleva à l’époque l’implantation d’une telle industrie, notamment à travers les registres mis à disposition du public pour les enquêtes de commodo et incommodo où figurent déjà des propos que nous qualifierions aujourd’hui d’écologiques.
Enfin, dans un dernier travail portant sur les relations du monde ouvrier et patronal à travers deux registres de procès-verbaux du syndicat des patrons céramistes, alors nouvellement créé, il a pointé les mouvements ouvriers (grèves, revendications salariales, retraite, travail des enfants.), les réactions des patrons face à des actions revendicatives nouvelles et unies du monde ouvrier et les difficultés de l’après-guerre pour tous.
Quelques entretiens témoignent et nous plongent au cœur de cette activité, nous faisant bien sentir non sans une certaine nostalgie tout cet univers disparu.

Partenaires :

 

  • le Conseil Général du Val-d’Oise avec l’Atelier de Restitution du Patrimoine et d’Ethnologie (ARPE) qui a réalisé un diaporama présentant l’activité céramique en Val-d’Oise
  • les Archives départementales du Val-d’Oise.
  • l’association Jeunesse Préhistorique et Géologique de France.
  • l’Atelier de céramique du centre culturel Georges-Brassens, de Domont.
  • la commune de Saint-Martin-du-Tertre.
  • le Syndicat d’initiative de Saint-Martin-du-Tertre.
  • Daniel Baduel, réalisateur de l’exposition et auteur du livre.

Briqueteries et tuileries disparues du Val-d’Oise :

 

Présentent des documents originaux des divers lieux où l’activité fut exercée, des outils et objets de la profession, des tuiles et éléments architecturaux gallo-romains, médiévaux et modernes, une maquette d’un four Hoffmann, des réalisations de toitures en tuiles plates à chevilles en bois, en tuiles plates cloutées, en tuiles mécaniques…
Des briques estampillées au nom de leur fabricant, des briques creuses.
Des tuiles anciennes, des épis de faîtage, des frontons, des tuiles de rive, faîtières, mitrons, bordures de jardins.